Actualités habitation – RMR de Québec (région de Québec et grands centres)

//Actualités habitation – RMR de Québec (région de Québec et grands centres)

Voici quelques faits saillants, selon les analyses et les études de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour le premier trimestre de 2015, à l’égard du marché de la revente de résidences unifamiliales dans la région de la ville de Québec et les grandes régions du Québec.

Marché de la revente

Selon les dernières données de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FClQ), le nombre de ventes Centris® a augmenté de 5 % au cours des trois premiers mois de l’année en regard de la même période en 2014. Il faut toutefois noter que les transactions conclues au premier trimestre de 2014 ont atteint un creux en dix ans. Ainsi, malgré cette augmentation, les niveaux demeurent faibles d’un point de vue historique.

La hausse s’est produite tant du côté des maisons unifamiliales (+8 %) que de celui des copropriétés (+4 %). La progression de 5 % des nouvelles inscriptions enregistrées au premier trimestre de 2015 a contribué à l’augmentation du total des propriétés à vendre par l’entremise de courtiers immobiliers.

Globalement, la hausse des ventes n’a pas été suffisante pour contrebalancer l’augmentation de l’offre, ce qui explique la détente des conditions de marché. Au premier trimestre, le segment des maisons unifamiliales a présenté des conditions de marché équilibrées, avec un ratio inscriptions courantes/ventes’ de 10. Avec un ratio inscriptions courantes/ventes Centris® de 18, le marché des copropriétés demeure nettement favorable aux acheteurs.

Ces changements dans la relation entre les vendeurs et les acheteurs ont eu pour effet de modérer la croissance des prix. Au premier trimestre de 2015, le prix moyen des propriétés résidentielles est demeuré stable (+0,3 %) par rapport au même trimestre l’an dernier. Les maisons unifamiliales ont vu leur prix moyen augmenter de 1,1 %, tandis que pour les plex, le prix moyen était stable (+0,5 %). Le prix moyen des copropriétés enregistré au premier trimestre de 2015 a accusé une baisse de 1,3 % sur un an. Ce repli n’est pas surprenant, compte tenu du ratio inscriptions courantes/ventes qui indique que les acheteurs bénéficient d’un important pouvoir de négociation dans ce segment de marché.2

En bref, on peut conclure qu’il y a eu une augmentation des inscriptions de ±5 % (résidences unifamiliales et copropriétés) au cours des trois premiers mois de 2015, mais que le niveau des ventes a diminué au même moment, ce qui implique que les délais de vente sont de plus en plus longs pour les propriétés résidentielles unifamiliales et qu’une plus grande gamme de propriétés est offerte. Le marché est favorable aux acheteurs, ce qui a pour effet de faire stagner ou de ralentir l’augmentation des valeurs et même, dans certains cas, de les faire diminuer. C’est pourquoi plusieurs propriétés affichent un prix révisé en cours de mandat.

Les futurs acheteurs ont donc plusieurs choix et plus de temps pour négocier. On remarque aussi sur le terrain qu’il y a beaucoup moins de concurrence entre les acheteurs et un certain niveau de flexibilité chez les vendeurs, qui voient moins d’offres d’achat et des délais de rétention pouvant aller jusqu’à plusieurs mois sur le marché avant de boucler la transaction. Somme toute, de bonnes affaires peuvent être conclues dans le secteur résidentiel, principalement en ce qui a trait aux copropriétés. Les bonnes années semblent maintenant terminées pour les vendeurs.

 

À l’échelle provinciale, principalement pour les grands centres, le marché de la revente reflète sensiblement la même tendance, à quelques exceptions près, comme le montre le tableau ci-dessous.

 

En résumé, les inscriptions sont en hausse depuis janvier 2015 par rapport à 2014, à la même période, pour l’ensemble des régions. Cette hausse se situe entre 2,5 % et 4,5 %, sauf dans les régions de Trois-Rivières et de Saguenay, où l’on remarque une baisse de 1,7 % et de 3,8 %. Par ailleurs, les régions de Montréal, de Québec et de Sherbrooke semblent faire mieux que l’ensemble des autres régions, comme en témoigne la hausse du prix médian de 0,4 % à 2,1 %, tandis que la région de Gatineau accuse une baisse de 1 % pour le premier trimestre. Les taux d’intérêt, la stabilité d’emploi, le faible taux de chômage, le développement économique ainsi que les exportations seraient des facteurs contributifs, selon la SCHL.

Les prévisions de cette dernière montrent également une amélioration pour 2016 des inscriptions et des prix médians pour l’ensemble des régions, sauf celles de Saguenay et de Trois-Rivières. En effet, le taux de chômage élevé dans ces deux régions influe sur le marché immobilier, non seulement en ce qui a trait à la revente, mais aussi à la construction neuve.

 

Les taux hypothécaires continueront de soutenir la demande de logements. Tout comme les prévisionnistes économiques canadiens, la SCHL s’attend à ce que les taux d’intérêt demeurent inchangés ou très proches de leur niveau actuel pendant la période visée par les prévisions.

Tableau prévisions pour la région du Québec

Pour plus de renseignements, communiquez avec nos experts :

Stéphen Barbeau, DAR

Conseiller— Analyse et évaluation immobilières Téléphone : 418 647-9003, poste 4686

Patrice Tremblay, CRA

Directeur —Analyse et évaluation immobilières Téléphone : 418 647-5026


 

1 On considère généralement que la relation entre les acheteurs et les vendeurs est équilibrée lorsque le ratio inscriptions courantes/ventes Centris® se situe entre 8 et 10. Au-delà de ce ratio, le rapport de force entre les acheteurs et les vendeurs change et l’avantage passe du côté des acheteurs.

2 Source : SCHL et FCIQ, par l’entremise du système Centris®.

 

Par |2017-09-12T19:04:51+00:00juillet 9th, 2015|Actualités|